15/10/2006
SH 1 >> Une ville instable
L'aventure d'Harry consiste bien évidement à retrouver sa fille Cheryl et pour se faire il va devoir démêler les rouages d'une sorte de sacre religieux.
Les débuts sont déjà assez palpitants, tantôt attaqué par un énorme oiseau dans le café du début de l'aventure, tantôt poursuivi par une meute de chien affamés. Parcourant les ruelles de Silent Hill à un rythme effréné on se rend rapidement compte de l'isolement de monde qui nous entoure. Le principe reste fondamentalement assez linéaire, en étant guidé par des messages ici et là laissés par Cheryl. Ainsi on passe de l'école à la ville pour allez à l'hôpital, plus tard une église, un centre commercial, des égouts... Et même Nulle part !!!
L'intérêt de l'univers de Silent Hill est que la plupart des lieux ont une dimension maléfique et ainsi, telle une gradation de 1 à 9, l'intensité et le fin mot de l'histoire se fait de plus en plus clair. Toutefois, il reste une très grande partie de reflexion personnel à mener quant aux différentes fins du jeu.
Le fait d'être dans un univers à l'opposer de ce que propose un Resident Evil induit indubitablement qu'il faut interpréter chaque phénomène qui se présente. Ainsi une silhouette qui se dessine et hop on se pose des questions ; un spectre, Cheryl, un monstre... De même concernant l'origine de cette sirène qui retenti à chaque moment clef...
Silent Hill est un personnage en soit, elle est vivante, elle ressent chaque instant comme un élément de sa propre vie, ainsi la sensation d'immersion est décuplé et l'envie de continuer l'aventure augmente crescendo.
Jouissif !!!
18:55 Publié dans Silent Hill | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
SH 1 >> Un Père désepéré...

Une route sombre, éclairé par quelques halos de lumière, semble totalement interminable. Un soupçon de fatigue Harry à l'air perturbé, un regard de Cheryl d'une tendresse démesuré réconforte le père.
Une moto perturbe l'instant de calme, Un policier à la conduite peu exemplaire dépasse la petite famille en jetant un petit regard vers le 4x4 de Harry. Quelques secondes plus tard, d'un regard intrigué Harry aperçoit une moto sur le bas côté. Très Etrange d'autant plus qu'aucun chemin ne se dessine à l'horizon.
Un instant, une fraction de seconde plus tard et l'accident frappa les Père et sa fille, une silhouette étrangement svelte et jeune fit irruption sur la route. Dans un élan Harry tente d'éviter la jeune personne...
Mais en vain...Seul, Harry se réveille sans Cheryl à ses côtés, la voiture est inutilisable, un brouillard persistant réduit la vision à 3 ou 4 mètres. La neige tombe sans raison apparente. Harry se lance à la recherche de sa fille, entend des pas et l'aperçoit à l'horizon. Malheureusement, la silhouette s'éloigne à l'approche de Harry, ce dernier somme à Cheryl de s'arrêter, sans succès. Mais est ce bien elle ?
Une course poursuite effrénée emmène notre héro dans un lieu pour le moins étrange. Un cadavre étrange gît derrière la barrière, Harry avance et la lumière devient néant, l'atmosphère devient glauque et totalement paradoxale. A la seule lueur de son briquet, Harry s'enfonce dans la pénombre, Une civière avec un mort caché dessus, le doute et la peur envahie HArry.
Quelques mètres plus loin ; l'impasse. Un corps déchiqueté accroché au grillage, des cris étranges et soudain des monstres attaque Harry. Il rebrousse son chemin mais rien à faire, la grille reste fermée...
Les lutins maléfiques s'en prenne à Harry, ne pouvant s'échapper, se dernier s'effondre au son retentissant d'une sirène...
Il est mort ?
...
Il a rêvé ?
...
Harry se réveille dans un café presque abandonné, encore troublé, il appersoit une femme sortir de l'obscurité, une femme flic, Cybil Bennett. Harry echange quelques mots avec la mystérieuse demoiselle. Il doit retrouver Cheryl... Cybil va chercher des renforts et Harry va mener son enquête.
Pourtant à peine devant la porte du café, une radio se mit à grésiller. Peut être le debut du cauchemar pour Harry !!!
Les Rues ténébreuse de Silent Hill l'appellent, il y plonge, en sortira t'il vivant ?

18:50 Publié dans Silent Hill | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La naissance du Mythe
En 1999, un cap est franchi, celui où au delà de la peur naît une sensation tellement forte que l'on vit une aventure épique et romanesque. Et le plus fort dans tout ça et que le héro principale de la série se montre fragile et perdu et sans s'en rendre compte, on assiste à sa déchéance et à la nôtre également. Silent Hill est né en s'inspirant des plus grand mais à su créer surtout une nouvelle forme de "personnage"...
Aucun titre au jour d'aujourd'hui ne peut se targuer d'avoir une ville aussi "personnifiée". La ville de Silent Hill est vivante, elle représente le mal, les ténèbres dans toute sa splendeur, une simple école deviens un lieu où rode les âmes des anciens écoliers, un hôpital se transforme en purgatoire, une enfant devient le diable réincarné sous une forme pure. Le sentiment d'affronter une force inconnue et nettement plus déstabilisant que de tuer simplement des zombies.
La particularité est telle qu'on reste perdu dans nos pensées à essayer de comprendre ce qui ce trame, et le fait que Silent Hill se trouve toujours là où on ne l'attend pas est d'autant plus intéressant. Les transitions d'un monde à l'autre deviennent naturelles et tellement angoissante qu'en une fraction de seconde on ne se rend plus compte que Silent Hill n'est qu'un "simple" jeu.
Il y a aussi un élément qui renforce le sentiment de plongeon dans les abîmes ; les ennemis. Fait d'âmes torturées, de corps mutilé, de forme et contorsions indescriptible. On se met presque à penser que ces "êtres" ont peut être besoin d'aide. Les chiens n'ont pas de pelage et souffre le martyre, les enfants n'ont plus de têtes et avance sans repère... On ressent la souffrance comme jamais.
Mais tout cela ne sera pas exploitable si la trame scénaristique n'était pas recherchée. En effet, l'histoire pour beaucoup reste très alambiquée, ce qui fait naître une curiosité exceptionnelle pour ce titre en or de Konami. Ainsi vont bon train les spéculations sur le destin de chaque personnage, les réflexions quant à leur implication dans la tragique histoire se comptent par centaine. On se surprend même à s'imaginer à leur place ou a supputé sur le côté psychologique de chaque acteur. Silent Hill se montre donc extrêmement envoûtant...
Enfin, le casting de choc n'est pas pour rien dans le succès de la série, fini les Rambo surarmés, on joue un personnage fragile et désarmé (dans les deux sens du terme). La différence est qu'en quelque sorte on passe de chasseur à une position de proie face à la ville elle même. Donc tout simplement un sentiment d'impuissance réellement impressionnant. Mais le plus marquant est le fait que la plupart des protagonistes décèdent dans ce hit vidéo ludique. Non pas que la mort où l'échec soit une gratification mais plutôt et tout simplement la seule échappatoire dans l'univers onirique de Silent Hill...

Oserez vous défier l'indéfinissable ?
18:25 Publié dans Silent Hill | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




