29/09/2007
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29/10/2006
Silent Hill 4 The Room
Silent Hill, ailleurs…
La première déconvenue était le lieu de l’aventure ; un appartement de South Ashfield, loin de Silent Hill, avec toutefois des éléments qui rappelle la ville maudite. Le Héros, Brad Pitt enfin plutôt Henry Townshend est une personne comme les autres, sauf que depuis quelques jours il fait d’étrange cauchemar et ne peu sortir de son appartement complètement barricadé de l’intérieur, même ses voisins ne se rendent comptent de rien d’anormal…, Donc loin de Silent Hill implique t’il que les jeux ne soit pas flippant ?… Ho que non !!! SH 4 est réellement le plus dérangeant de la série pour un simple et unique raison ; le personnage peut souffrir psychologiquement. Différent éléments paranormaux comme des spectres, fissures dans le mur, voix d’enfant mettent à mal votre santé mental et ainsi réduisant la barre de vie de notre apollon. On peut ainsi en déduire que Silent Hill n’est pas seulement une ville mais tout un état d’esprit fantasmagorique. Dans le registre peu rassurant, The Room rempli pleinement son contrat.
2 dimensions, 2 univers…
La particularité de The room est le côté exacerbé du bien et du mal. La psychologie de chaque personnages est développée à un point impressionnant, leurs peur est omniprésente et la sensation de les voir complètement s’abandonner à la fatalité en est que plus grand. Imaginez le concept, 2 personnages, un enfant mignon et un adulte à l’allure inquiétante ne faisant qu’un ! Dans The room cohabite chaque aspect d’une personnalité et ainsi l’aspect tendre de l’enfant attire les futures victimes et l’aspect violent de l’adulte achève cette même victime. Mais pourquoi ? Pour être clair, un enfant arraché à son foyer traine tout au long de sa vie une souffrance insurmontable et par conséquent chaque évènement et une vision de souffrance de l’enfant au doux prénom de Walter. Le scénario se veut donc très alambiqué mais pour autant extrêmement captivant, et le simple fait de découvrir un potentiel allié ou ami et de le voir glisser irrémédiablement vers la mort ne fait qu’accroitre un sentiment d’impuissante. Et c’est là que The Room rejoins ses grand frère, on est une proie avant tout.
Ca s’en vas et ça reviens…
Voici le lieu le plus visité dans l’histoire du jeu vidéo, pourquoi ? Simplement parce que L’appartement 302 est le début et la fin de chaque « voyage mental ». Concrètement, chaque fois que vous entrez dans une nouvelle dimension et que vous la quitté vous vous réveillez dans votre lit douillet. Au début c’est intéressant, on est perdu, on essaie de comprendre cet univers, on vogue de lieux en lieux tous aussi différents les uns que les autres mais rapidement, les incessant va et vient commence à donner la migraine. Le fait que notre inventaire soit limité en place n’arrange pas les choses et il arrive que pour un objet 1 aller retour soit nécessaire. Vous l’aurez compris, ça rallonge artificiellement la durée de vie. Mais attention, le titre n’en est pas moins captivant, le fait de visiter et revisiter chaque lieu permet de trouver parfois quelques précieux objet ou munitions parfois très rare, et par pur plaisir on peut s’amuser dans certain lieux à ce faire peur. L’intérêt n’est pas de tourner en rond, mais personnellement je trouve ça malin et au moins unique sur le marché du jeu vidéo.
Un casting parfait ?
Oui, oui et mille fois oui !!! Silent Hill 2 avait apporté une dimension dramaturgique exceptionnelle et The room continue sur la lancé. Autant Lisa dans SH1 était touchante que nous retrouvons quelques année plus tard une cousine éloigné ; Cynthia. Sexy, étrange, un peu libertine (ça plait souvent). Et le plus fort est que l’attachement est immédiat… pour déprimer quelques minutes plus tard lors de la mort de la belle dans d’atroces souffrances. Les autres personnages ne sont pas en reste : une voisine touchante, Un jeune bégayeur cinglé, un prisonnier, un flic, un petit garçon beau comme un ange… tous ces personnages restent tous excellent et ma faveur va donc à Cynthia, mais là je m’égare un peu.
Le son plus fort que l’image !
Cher, très cher à Silent Hill l’ambiance est réellement oppressante, notamment lors de l’apparition des phénomènes paranormaux ; des fenêtres qui claquent, des cris d’enfants, un brouillage sourd, une radio qui s’allume…bref autant d’élément qui renforce très sérieusement la sensation de peur. Le cri de monstres et leur souffles sont également extrêmement bien rendu, petit plus personnel ; jouez avec un casque gérant les sons basses fréquences et vous allez trembler comme rarement. Il ne faux pas non plus oublier les thèmes musicaux qui sot les plus beaux utiliser dans un jeu vidéo. La B.O. est réellement sensationnelle et le thème d’intro « Room of an Angel » est sublime.
Le temps réel sublime l’image !
Techniquement Silent Hill se rapproche énormément de ce qu’on pourrait appeler « la perfection » à tel point que depuis le troisième épisode les scènes pré calculé (image de synthèse) n’existe plus, on se rend compte du travail fourni par l’équipe de Konami lors de lent travelling autour d’un personnage ou même d’un monstre. Bien évidemment la vue subjective dans l’appartement (à l’intérêt discutable) permet d’admirer la qualité des textures utilisées. De même les contrastes sont assez nets pour ressentir l’atmosphère froide d’une foret lugubre ou d’une prison désaffectée. Les animations ne sont pas en reste non plus, les personnages se mouvant avec une étonnante fluidité et avec un mouvement assez naturel pour oublier l’espace d’un instant qu’il s’agit d’un jeu. Bien qu’aujourd’hui le jeu est prêt de 3 ans, il reste extrêmement impressionnant et flatte la rétine sans demi-mesure, du grand art !!!
Un gameplay test ou définitif ?
Dans sa globalité le jeu reprend le gameplay des anciens épisodes, le personnage est un peu moins rigide et propose quelques animations contextuelles plus fournis. Parlons directement des nouveautés, la première est la plus controversé ; l’apparition d’une jauge de vie en haut à gauche, elle diminue en fonction des dommages physiques et des apparitions surnaturelles. Pourquoi controversé, simplement parce que l’univers de Silent Hill se veut paradoxale et le fait d’ajouter une barre de vie ajoute un aspect « combat » qui n’est pas la bienvenue, mais ceci est loin d’être condamnable. Une nouveauté intéressante qui apporte une dimension horrifique détonante sont les manifestations paranormales précédemment cité et sont assez varié pour ne pas créer de monotonie dans l’aventure. Je les ai trouvé toutes aussi dérangeante les unes que les autres, du tout bon. L’inventaire se veut aussi plus limiter qu’avant avec un coffre qui stock vos objets inutilisable pour le moment ou tout simplement sert de stockage de munition ou autres. Sur le tas ce n’est pas grand-chose mais cela occasionne quelque allé et retour car l’inventaire du « héro » est limité à une dizaine d’objet. Enfin le dernier élément qui est autant un plus en terme de gameplay qu’un ajout important d’un point de vu scénaristique est le jeu en binôme. Parfois dans l’aventure et de plus en plus souvent vers la fin vous serez accompagné d’Eileen Galvin, jeune femme personnage important du jeu à protéger de la folie de Walter Sullivan, le tueur psychopathe. L’intérêt est d’autant plus indéniable qu’en fonction de son état physique et psychologique la jeune femme déblatère plus ou moins d’inepties, avec le temps vous vous rendrez compte de l’intérêt de ses paroles. Quoi qu’il en soit, le jeu suit dans les grandes lignes ses prédécesseurs et ne déroutera que les allergiques à quelques aller retour. Mais après tout, ça permet de savourer à plusieurs reprise chaque mettre carré de Silent Hill.
BILAN
Graphisme ☺☺☺☺☺☺☺☺☺☺
Un design exceptionnel couplé à une animation très réussie, on ressent la crasse et la pourriture de chaque texture, manque plus l’odeur,… mais bon faut pas déconner. Mention spéciale pour la modélisation des protagonistes une vrai perfection !!!
Bande Son ☺☺☺☺☺☺☺☺☺☺
L’essence même de chaque Silent Hill, de plus en plus sensationnel. Avec un thème d’introduction magnifique « Room of the Angel »
Gameplay ☺☺☺☺☺☺☺☺☺☺
Le personnage reste toujours un petit peu raide, le reste est grandement satisfaisant. La gestion de l’inventaire est simple mais un peu contraignante.
Durée de vie ☺☺☺☺☺☺☺☺☺☺
Une bonne dizaine d’heure pour la boucler le scénario. Les multiples fins motiverons les courageux qui feront face aux aller retour incessant risquant toutefois de casser le rythme sur le long terme.
Scénario ☺☺☺☺☺☺☺☺☺☺
Du Silent Hill pure et dur. Des personnages attachant des rebondissements sublimes et une mise en scène cinématographique. L’un des plus beaux montages vidéo ludiques.
Plaisir ☺☺☺☺☺☺☺☺☺☺
Malsain avant tout, chaque instant de silence flanque une peur macabre et chaque souffle et bruit étrange engendre une angoisse saisissante. Le vrai plaisir d’avoir peur et l’envie d’affronter la souffrance des autres.
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